VOLUME 30, NUMÉRO 3 • Septembre 2026. Numéro complet »

Il est temps de parler de prévention primaire de la maladie de Parkinson : les 8 C
Depuis des décennies, les discussions sur la maladie de Parkinson débutent après le diagnostic. Nous nous sommes concentrés sur la reconnaissance des symptômes, le choix des médicaments et l'accompagnement des personnes atteintes dans leur qualité de vie. Ces discussions restent essentielles. Mais aujourd'hui, nous pensons qu'il est temps d'élargir le débat. Afin d'enrayer l'augmentation du nombre de personnes diagnostiquées chaque année, nous devons agir bien avant le diagnostic. Il est temps de parler de prévention de la maladie de Parkinson.
Cette idée est connue sous le nom de prévention primaire . Elle pose une question simple mais essentielle : pouvons-nous réduire les risques de développer la maladie de Parkinson ? Bien que nous n’ayons pas encore toutes les réponses, nous en savons désormais suffisamment pour commencer à agir concrètement. C’est ce qui a motivé la création du premier groupe de réflexion sur la prévention de la maladie de Parkinson, en novembre 2025, à l’Institut Fixel de l’Université de Floride. Des experts en neurologie, épidémiologie, sciences environnementales, santé publique, agriculture, plaidoyer et politiques publiques s’y sont réunis pour élaborer une feuille de route. Ce groupe de réflexion, parrainé par la Fondation Parkinson, représente un premier pas vers la lutte contre les causes environnementales de la maladie. Les discussions ont abouti à un cadre pratique que nous appelons les 8 C.
Les 8 C : un cadre pratique |
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Nous rappelons souvent que nombre des plus grandes réussites de la médecine en matière de santé publique ont débuté par une réflexion sur la prévention. L'arrêt du tabac a considérablement réduit le nombre de cancers du poumon. Le port du port de la ceinture de sécurité a diminué la mortalité routière. La maîtrise de la tension artérielle a fait baisser le nombre d'accidents vasculaires cérébraux. Ces progrès ne se sont pas faits du jour au lendemain. Ils sont le fruit d'une collaboration étroite entre la science, les politiques publiques, l'éducation et le plaidoyer. Nous sommes convaincus que la maladie de Parkinson mérite la même attention à tous les niveaux.
La prévention primaire ne consiste pas à promettre la certitude ni à désigner des coupables. Il s'agit de réduire les risques là où c'est possible, de tirer des enseignements des nouvelles découvertes scientifiques et de créer un environnement plus sain pour les générations futures. Nous avons consacré des décennies à améliorer la prise en charge de la maladie de Parkinson. Le prochain grand défi est de prévenir autant de cas que possible avant même leur apparition. Ce dialogue doit commencer dès maintenant.




